Menu:

La météoroutière

Un support pour l’entretien des routes en hiver

Au Québec, les routes sont entretenues avec un professionnalisme peu égalé de par le monde. Des millions de véhicules circulent sur ses routes et c’est en majorité la responsabilité de contractuels de veiller à la sécurité des usagés. Qu’est-ce que nous pouvons faire pour améliorer notre efficacité dans l’entretien hivernal? Après avoir amélioré les camions pour un déneigement plus performant, équipé ces derniers de régulateurs électroniques assurant un débit constant peu importe la vitesse et ajouté des réservoirs de sel humidifié, les limites techniques semblent atteintes. Il y a bien les stations météo routière, elles nous donnent les informations pour un point précis, mais dû à l’immensité du territoire ces données sont nettement insuffisantes. Depuis les dix dernières années, rien de nouveaux n’est arrivé sur le marché pour améliorer le travail des opérationnels.

Parfois des opérateurs sans expérience font l’application de sel et d’abrasifs sans même connaître leur réaction et les effets qu’auront ces matériaux sur la chaussée. La plupart du temps, les interventions sont commandées selon les expériences personnelles et professionnelles des intervenants. Les décisions sont basées presque uniquement sur la température de l’air et le moment de la journée. Avant de prendre une décision pour savoir quoi appliquer, on regarde l’état de la chaussé, on vérifie les prévisions de la météo, l’heure, la circulation et c’est parti, tout est décidé. Des milliers de tonnes de sel sont appliquées sur la chaussé sans même connaître la température de celle-ci.

Que peut faire la météoroutière? Aujourd’hui la météoroutière nous donne les outils nécessaires pour analyser de façon précise et scientifique les paramètres nécessaires à la prise de décision. Il est primordial de comprendre les phénomènes atmosphériques pour les anticiper et les combattre. En résumé donc, la météoroutière est la science dont l’objet est d’expliquer l’impact des phénomènes atmosphériques sur le réseau routier.

Le soleil et le vent sont deux des paramètres qui font varier la température de surface, de combien et de quelle façon cela se produit? Les phénomènes de formation de glace et de neige routières, de givre et de condensation peut-on les prévoir? Parfois il y a des interventions qui sont exécutées trop rapidement ou avec un matériel inadéquat dont la réaction est contraire ou moins efficace à ce que l’on aurait espéré. Trop souvent il n’y a pas d’explication scientifique pour des situations où la neige et la glace fondent alors que dans d’autres cas similaire elles ne fondent pas avec la même application de sel. Les fondants ont leurs limites et souvent, dû a un manque de connaissance, ils causent plus de tort que de bien parce qu’ils sont mal utilisés. Pour obtenir un bon résultat il est important de bien relever et d’utiliser de façon optimale les informations disponibles telles que : les températures de l’air et de la chaussée, l’humidité relative, le vent, la densité de circulation et bien d’autres.

La complexité des prises de décisions en entretien d’hiver

Les complexités dont il faut tenir compte lors de la prise de décision pour l’épandage des fondants ou des abrasifs sont nombreuses, en voici quelques exemples :

La météoroutière cherche à réduire la complexité de l’entretien d’hiver en offrant des connaissances claires et pratiques. Elle nous permet de :

Par exemple la température du point de rosée est un des paramètres très important dans le processus de décision. En relation avec l’humidité relative la température du point de rosée fait toute la différence sur la formation de certains types de glaces routières ou la transformation de la neige sur la chaussée. Quoi de plus facile que de faire du déneigement, mais il arrive que la neige colle alors que, dans d’autre occasion, elle se balaie. Aussi même si la neige se balaie, parfois il se forme de la glace sur la surface de la chaussée, pourquoi? Bien souvent l’humidité relative en est la cause. La météoroutière nous explique la formation de ce phénomène qui est facilement prévisible quand on comprend son origine.

Une application efficace et économique

L’utilisation de la météoroutière lors des opérations de déneigement permet de maximiser l’utilisation des ressources. Les déglaçages s’en trouvent ainsi optimisés, en évitant le gaspillage de fondants ou d’abrasifs et en réduisant les sorties inutiles. Ce qui nous donne des routes plus sécuritaires et un meilleur service aux usagés à moindre coût.

Pour en savoir plus sur les formations disponibles en météoroutière, contactez-moi : cours@RejeanLavoie.com.

© 2005 Réjean Lavoie, texte initialement publié dans la revue Publiquip, édition Septembre 2005